Assurance vie : jouer sur les différents supports

5 janvier 2017

Lors de la souscription d’un contrat, l’épargnant peut choisir comment il souhaite répartir ses économies entre les divers supports qui lui sont proposés, en fonction de son profil d’investisseur.

Pour optimiser son assurance vie, le souscripteur peut recourir aux différents supports d’investissement qui lui sont proposés. Dans le cadre d’un contrat multisupports, il a la possibilité de placer ses deniers dans un fonds en euros et sur des unités de compte (UC). L’épargnant peut allouer ses fonds comme il le souhaite, selon ses exigences et ce qu’il recherche (sécurité, rendement, diversification…). Il doit surtout s’interroger sur les projets qu’il souhaite financer pour adapter la répartition de son épargne en fonction des objectifs poursuivis.

Le fonds euros pour la sécurité

Pour s’assurer que son capital ne soit pas entamé, l’assuré peut placer ses capitaux dans le fonds euros. L’assureur garantit les sommes versées sur ce support. Il ne présente donc aucun risque. L’argent est d’ailleurs placé sur des actifs sécurisés, comme les obligations d’entreprises et les emprunts d’Etats. Chaque année, les intérêts accumulés sur le fonds euros sont sauvegardés. La contrepartie à la sécurité offerte par ce support est sa faible rémunération sous l’effet de la baisse des rendements obligataires. Pour espérer des gains potentiellement plus élevés, il faut se tourner vers les UC.

Les unités de compte pour le rendement

Si l’investisseur veut maximiser ses chances de gains, il peut placer son argent dans les UC. Dans ce cas, son épargne est notamment investie dans des titres d’entreprises, soit des actifs soumis aux aléas de la Bourse. Sur le long terme, les actions sont néanmoins réputées particulièrement rémunératrices. Les UC représentent un placement risqué, dans la mesure où les sommes investies ne sont pas garanties par l’assureur, à l’inverse du fonds euros. L’épargnant doit donc supporter les éventuelles moins-values s’il effectue un rachat. En l’absence de retrait, les pertes demeurent virtuelles.

Il est préférable de jouer sur les deux supports à la fois, le fonds euros et les UC. L’assuré peut faire évoluer la répartition de son épargne au fil du temps, en réalisant des arbitrages. S’il ouvre jeune son contrat, il peut par exemple placer la majorité de ses économies sur des UC, puis opérer un basculement progressif vers le fonds euros pour s’assurer un bon pactole à la fin de sa active, qui viendra financer sa retraite. Attention : les arbitrages suscitent le plus souvent des frais.

L’euro-croissance comme troisième pilier

A mi-chemin entre le fonds euros et les UC, le fonds euro-croissance permet aux assurés, depuis 2014, de combiner rendement et sécurité. Moins risqué que les unités de compte, il est censé apporter une rentabilité plus élevée que les fonds euros « classiques ». En revanche, les sommes investies ne sont garanties qu’à l’issue d’une période d’au moins huit ans. Et cette garantie n’est parfois pas totale et limitée à 80% du capital. Reste que cumulé à des UC et un fonds euros, le fonds euro-croissance constitue un outil supplémentaire pour diversifier son contrat d’assurance vie.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinbox. »

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