Les astuces pour doper le rendement de son assurance vie

22 septembre 2016

Pour espérer obtenir des gains plus élevés de son contrat, l’épargnant peut placer son argent sur des unités de compte qui permettent d’investir dans des actions d’entreprises. Investir tout son argent dans le fonds en euros de l’assurance vie s’avère de moins en moins payant. Sous l’effet de la baisse des taux d’intérêt des emprunts d’Etat qui composent la majorité du portefeuille de ces actifs, le rendement des supports en euros s’érode un peu plus chaque année. En 2015, le fonds euros a rapporté, net de frais de gestion et avant les prélèvements sociaux et fiscaux, 2,30% en moyenne sur l’ensemble des contrats commercialisés, selon la Fédération française de l’assurance (FFA). Une performance très éloignée de celles enregistrées au début des années 2000, autour de 5%. Pour dynamiser son placement et espérer une meilleure rémunération, l’épargnant peut se tourner vers l’autre versant de l’assurance vie : les unités de compte (UC), disponibles à côté du fonds en euros dans le cadre des contrats multisupports.

Miser sur les UC

Les UC sont potentiellement plus rémunératrices. En 2015, elles ont offert un rendement moyen de 4,1%, toujours selon la FFA. C’est 1,8 point de moins qu’en 2014, mais cela reste un taux élevé, nettement supérieur à la plupart des autres placements. Les UC reposent sur des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), qui regroupent deux types de dispositifs, des sociétés d’investissement à capital variable (Sicav) et des fonds communs de placement (FCP). Ils en existent des centaines. Les UC permettent de diversifier son contrat et d’investir sur différents types d’actifs financiers, dont notamment des actions d’entreprises cotées en Bourse. Les cours boursiers peuvent fluctuer à court ou à moyen terme. Mais sur le long terme, ils s’affichent globalement en progression. C’est pourquoi les actions sont réputées rapporter des gains substantiels dans le cadre d’un investissement sur dix ou vingt ans. Si les unités de compte permettent de doper son contrat, elles représentent également un support risqué. A l’inverse du fonds euros, le capital investi n’est pas garanti par l’assureur. En d’autres termes, les sommes placées sur les UC peuvent subir des pertes. A l’épargnant donc d’évaluer la part de risque qu’il est prêt à supporter et de calibrer en fonction de son profil d’investisseur les montants dédiés aux UC et au fonds euros au sein de son assurance vie.

Tenter le fonds euro-croissance

Un troisième support a fait son apparition en 2014, à mi-chemin entre le fonds euros et les unités de compte : le fonds euro-croissance. Moins risqué que les UC, il est censé apporter une meilleure rentabilité que les fonds euros « classiques ». Il offre une garantie sur le capital investi, totale ou partielle (80% minimum), mais à l’issue seulement d’une période d’au moins huit ans. L’euro-croissance se compose de deux poches, l’une similaire à un fonds en euros, l’autre permettant d’investir à long terme sur des actifs plus dynamiques, comme les actions. Les fonds euros peuvent être transformés en fonds euro-croissance tout en préservant leur antériorité fiscale. Au bout de huit ans, les intérêts et plus-values sont taxés uniquement au- delà de 4.600 euros pour une personne seule ou de 9.200 euros pour un couple (marié ou pacsé) déclarant en commun ses revenus. Il est également possible d’ajouter un fonds euro- croissance dans un contrat multisupports, en plus du fonds euros et des UC. « Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinbox. »

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