Bien négocier son crédit immobilier

13 janvier 2017

Pour emprunter, mieux vaut arriver avec des arguments et un solide dossier devant son banquier. L’objectif est de le rassurer sur ses capacités de remboursement afin d’obtenir un prêt au meilleur taux possible.

Besoin d’un crédit pour financer son projet immobilier ? Il faut dans ce cas savoir convaincre son banquier. Des éléments objectifs pourront lui permettre d’apprécier vos capacités de remboursement des mensualités. Il s’agit de bien soigner son dossier avant de se présenter à lui.

En outre, le futur acquéreur ne doit pas hésiter à faire jouer la concurrence et à soumettre sa demande de crédit à plusieurs établissements à la fois. Cela lui permettra de bénéficier d’autant de propositions différentes, avec des taux plus ou moins attractifs.

Pour les candidats à la propriété qui manquent de temps, il peut être judicieux de faire appel à un courtier en crédit immobilier. D’autant que ces intermédiaires arrivent le plus souvent à négocier de meilleurs taux auprès des banques que les particuliers.

Pas de découverts

L’un des points clés auquel s’intéressera le banquier est le taux d’endettement, c’est-à-dire le rapport entre les charges financières mensuelles (impôts, dépenses en électricité, gaz, téléphone, Internet…) et le revenu disponible. A l’emprunteur de démontrer que le niveau de ses ressources excède celui de ses dépenses contraintes. Il doit donc prouver sa capacité d’épargne. Plus il est capable de mettre de côté chaque mois, plus un établissement bancaire sera disposé à lui accorder un crédit à un taux intéressant. Dans tous les cas, aucun prêt ne sera accordé si le remboursement des mensualités dépasse 33% des revenus.

Pour se faire une idée de la façon dont le client gère son budget, les banques jettent un œil aux relevés compte, généralement ceux des trois derniers mois. Il est donc indispensable d’éviter les écarts financiers, les dépenses superflues et les découverts au cours des derniers mois. Préalablement au rendez-vous avec son banquier, il est également conseillé de solder ses éventuels crédits à la consommation, notamment s’ils sont renouvelables, et de les rembourser si possible par anticipation.

Situation professionnelle stable

Autre élément rassurant pour les banques : une situation professionnelle stable. Un salarié en CDI et a fortiori un fonctionnaire titularisé sera l’assurance de revenus réguliers sur le long terme. Les établissements prêteurs seront moins conciliants avec un travailleur saisonnier, un salarié en CDD ou en CDI mais encore en période d’essai dans son entreprise.

Pour les travailleurs non-salariés, c’est-à-dire les artisans, les commerçants, les entrepreneurs et les professions libérales (médecins, avocats, notaires, pharmaciens, experts-comptables…), les banques demandent généralement l’historique des trois derniers exercices comptables pour évaluer la stabilité des revenus professionnels d’une année sur l’autre.

Apport personnel

Enfin, au-delà des revenus réguliers et de la maîtrise de ses dépenses, l’emprunteur a tout intérêt à disposer d’un apport personnel. C’est idéal pour convaincre son banquier d’accorder un crédit, mais aussi pour obtenir un faible taux et une durée de remboursement plus courte. Plus l’apport est élevé, moins le montant à emprunter est important et plus il sera facile de négocier avec un établissement financier.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinbox. »

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