Comprendre le calcul des retraites

17 mai 2017

La complexité du système français des retraites se retrouve dans le calcul des pensions. Les formules ne sont pas les mêmes dans le secteur public et dans le secteur privé, dans les régimes de base ou dans les régimes complémentaires. 

Afin d’estimer le montant de ses futures pensions, il est judicieux de connaître les différents modes de calcul des retraites en France. Les formules diffèrent sensiblement entre les régimes de retraite de base et les régimes de retraite complémentaire. Au sein des premiers, quatre éléments sont à prendre en compte : la durée d’assurance, le taux de pension, le salaire de référence et l’âge de départ.

La durée d’assurance correspond au nombre de trimestres de cotisations vieillesse requis pour percevoir une retraite de base à taux plein, c’est-à-dire sans décote. Ce nombre dépend de l’année de naissance de l’assuré. Il varie de 166 trimestres (41,5 ans) pour les personnes nées en 1955 à 172 trimestres (43 ans) pour celles nées à compter de 1973.

Une décote de 1,25% par trimestre manquant

Si la durée d’assurance n’est pas atteinte, le taux de pension, soit le taux appliqué au salaire de référence qui sert à calculer le montant de la pension de base, est minoré de 1,25% par trimestre manquant. Le taux plein (maximum) de pension s’élève à 50% dans les régimes de base du secteur privé et à 75% dans les régimes de base du secteur public. A noter : la décote est automatiquement supprimée si l’assuré liquide ses droits à l’âge de retraite à taux plein, progressivement porté de 65 à 67 ans d’ici 2022.

Le taux de pension est multiplié au salaire de référence qui correspond à la moyenne des 25 meilleures années de rémunération dans le privé et à la moyenne des six derniers mois de traitement indiciaire (hors primes) dans le public. Au final, le montant de la retraite de base équivaut au salaire de référence multiplié par le taux de pension, multiplié par le nombre de trimestres cotisés, divisé par la durée d’assurance.

Une formule plus simple pour la pension complémentaire

Le calcul est nettement plus simple dans les régimes complémentaires. Il ne s’agit pas de régimes en annuités, mais de régimes en points. Les cotisations versées permettent d’acquérir des points et non de valider des trimestres. Au moment du départ à la retraite, le nombre de points cumulés durant la carrière est multiplié par la valeur du service du point du moment pour donner le montant de la pension complémentaire.

Dans la majorité des régimes complémentaires, un coefficient de minoration est appliqué si l’affilié ne justifie pas de la durée d’assurance demandée au régime de base. Cette sorte de décote est supprimée si le départ à la retraite a lieu à 65 ou 67 ans, l’âge dit « pivot » des régimes complémentaires. A noter : il n’existe pas de retraites complémentaires dans le secteur public, car les pensions de base n’y sont pas plafonnées contrairement à celles servies par les régimes de base du secteur privé.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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