Dans quelles conditions acheter avec travaux ?

2 août 2018

Acquérir un logement avec de nombreux travaux à réaliser peut permettre de faire baisser son prix. Attention toutefois à bien anticiper le coût de la rénovation.

Les biens immobiliers à rénover peuvent refroidir certains acquéreurs. Pourtant, cet aspect ne doit pas forcément être considéré comme un frein à l’achat, à condition de prendre son temps pour bien analyser l’ampleur des travaux. Le premier réflexe est de faire venir sur place un professionnel du bâtiment, comme un architecte ou un artisan.

Habitué à ce type de situation, il pourra donner son avis sur l’état du bien ainsi que sur le coût des futurs aménagements. Une autre source d’information est le diagnostic énergétique du logement. S’il est mauvais (une lettre E, F ou G), cela signifie qu’il faudra sûrement réaliser des travaux de rénovation énergétique, comme changer les fenêtres ou isoler les combles.

Réussir à se projeter

Dans le cas d’un logement en mauvais état, si le prix de vente du bien est largement en-dessous de celui du marché, il peut s’agir d’une bonne affaire. L’obligation de réaliser de gros travaux constitue un argument de poids pour négocier le prix à la baisse.

Pour que ce projet prenne forme, il faut être en mesure de se projeter en imaginant à quoi le logement pourra ressembler après rénovation. Il est possible de demander à un agent immobilier s’il peut proposer des simulations d’aménagements en 3D. Lorsque la décision est prise, entre la signature du compromis de vente et celle de l’acte définitif, il est préconisé, en accord avec le propriétaire vendeur, de faire venir plusieurs artisans afin qu’ils réalisent des devis.

Anticiper le financement des travaux

En fonction de l’ampleur des travaux, le montant nécessaire pourra être important et atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Il peut alors être judicieux de coupler son crédit pour financer les travaux avec l’emprunt souscrit pour acquérir le bien. Un montage financier qui permet de bénéficier, dans la majorité des cas, d’un taux d’intérêt moins élevé que celui d’un prêt à la consommation.

Attention : pour débloquer les fonds, il faudra obligatoirement justifier ses dépenses et prouver que les travaux ont bien été effectués par un artisan déclaré. Il n’est donc pas possible de financer des aménagements effectués soi-même par un crédit immobilier. Les futurs propriétaires qui ont l’âme d’un bricoleur ont peut-être plus intérêt à contracter un prêt à la consommation, qui ne demande aucun justificatif. S’il s’agit de travaux de rénovation énergétique, il ne faut pas oublier l’éco-prêt à taux zéro (ou « éco-PTZ ») qui permet de financer (à condition de respecter des règles précises) des aménagements à hauteur de 30.000 euros sans intérêts.

Des règles à respecter en copropriété

Dans le cas d’un achat en copropriété, il faut avoir conscience que tout n’est pas possible. Par exemple, s’il est nécessaire d’abattre un mur porteur, l’autorisation de l’assemblée générale (AG) des copropriétaires est indispensable. Une démarche longue et qui peut être refusée. Même chose si l’agrandissement d’une maison ou la création de nouvelles ouvertures en façade sont prévues. Des autorisations d’urbanisme seront nécessaires.

Enfin, quelle que soit la situation, l’ensemble de ces aménagements ne doit pas avoir pour but premier de réaliser une plus-value. Rien ne garantit la situation du marché immobilier dans quelques années. L’objectif visé doit avant tout être celui de son confort personnel.

« Cet article a été rédigé par Infomedia dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

Téléchargez LaFinBox pour Android, disponible sur le Google Play Store.

Téléchargez LaFinBox pour iPhone/iPad, disponible sur l'App Store.

Vous avez aimé cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :