Les critères pour choisir son assurance emprunteur

21 avril 2017

Dans le cadre d’un crédit immobilier et de certains gros crédits à la consommation, les emprunts sont contraints de souscrire à une assurance de prêt. Heureusement, la loi permet aux assurés de faire jouer la concurrence pour trouver le meilleur rapport-qualité prix.

Acheter un appartement est un beau projet, mais il n’est pas exempt de risques. Si l’assurance emprunteur n’est pas obligatoire, cette couverture qui prend en charge les mensualités de remboursement de crédit en cas d’arrêt de travail, d’invalidité, de décès, et parfois de perte d’emploi, est, dans les faits, exigée des établissements prêteurs.

Souscrire une assurance de prêt représente un coût non négligeable, jusqu'à atteindre un tiers du prix du crédit ! D’où l’importance de faire jouer la concurrence pour tirer les tarifs vers le bas. Depuis la loi Lagarde, entrée en vigueur en 2010, les consommateurs peuvent en effet souscrire leur assurance en dehors de l’établissement bancaire où ils obtiennent leur prêt, à condition que le nouveau contrat respecter les mêmes niveaux de garanties.

Par ailleurs, la loi Hamon donne la possibilité de résilier l’assurance emprunteur pendant un délai de douze mois à compter de la signature du prêt pour les crédits souscrits à compter du 26 juillet 2014. Enfin, la couverture des emprunts contractés à partir du 22 février 2017 peut être changée, comme pour les assurances auto ou habitation, tous les ans, dans les deux mois précédant la date anniversaire de souscription. Cette capacité de résiliation « intra-annuelle » va être étendue, à compter du 1er janvier 2018, à tous les crédits, y compris ceux souscrits il y a des dizaines d’années.

Réévaluation de la cotisation

L’avantage d’une telle mise en concurrence permet de faire baisser les prix très significativement. Deux leviers sont alors à privilégier. Le premier consiste à obtenir un contrat sur-mesure, et non de manière forfaitaire comme proposé majoritairement par les banques. L’assurance emprunteur individuelle prend en compte les particularités de l’assuré : son âge, son état de santé, sa consommation d’alcool et de tabac, la pratique de sport dangereux, sa mobilité professionnelle… Ce mode de calcul est très favorable au profil les moins risqués, comme celui de jeunes emprunteurs en bonne santé et… non-fumeurs.

Le deuxième levier est d’obtenir que la cotisation soit réévaluée en fonction du capital restant dû (et non de la somme totale empruntée), ce qui permet de baisser considérablement le coût au fil des années de remboursement du crédit. Sur l'ensemble des annuités, la différence de prix est conséquente.

Gare aux limites d’indemnisation

Comme pour tout achat, le prix ne doit pas être le seul paramètre à prendre en compte. Il faut rester vigilant sur la qualité de la couverture. Pour l’incapacité de travail notamment, les conditions d’application de l’indemnisation sont très variables.

Certaines assurances réduisent le versement des indemnités quand l’incapacité est provoquée par un accident de sport ou dans le cadre de déplacements professionnels et humanitaires, par exemple. Les maladies dites « non objectivables », comme un « burn out » (épuisement professionnel), sont aussi souvent hors garanties.

Enfin, il faut consulter avec soin les limites de prise en charge : les franchises varient du simple au triple – de 60 à 180 jours – en fonction des contrats. Ce point, capital, est rarement abordé et mérite d’être mis sur la table de négociation.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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