Crowdfunding : le nouveau graal de l’épargnant ?

21 avril 2017

Que ce soit au travers de prêts directement consentis par des particuliers à des entreprises ou de l’entrée d’investisseurs individuels au capital de PME, l’investissement participatif propose des rendements potentiels élevés. Une performance particulièrement alléchante dans un environnement de taux bas, mais qui implique pour l’épargnant d’assumer un risque important. 

Donner du sens à son épargne, diversifier son portefeuille et obtenir un rendement attractif, voilà la promesse fort séduisante du « crowdfunding » (littéralement « investissement par la foule »). A côté des dons effectués entre particuliers, il existe deux formes lucratives de ce nouveau type de placement : le « crowdlending » (prêt par la foule) et le « crowdequity » (capital-risque participatif).

Les plateformes Internet de crowdfunding doivent généralement disposer du statut de Conseiller en investissements participatifs (CIP) délivré par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Si le crowdlending et le crowdequity présentent un niveau de risques élevé, le premier est un peu plus sécurisé que le second.

Le crowdlending, un risque maîtrisable

Il s'agit de faire crédit - via une plateforme comme Unilend, Lendix, Credit.fr, Lendosphere ou Lendopolix - directement à des entreprises. Le crowdlending permet ainsi de financer l'économie dite « réelle », les PME pouvant emprunter sans passer par les banques.

En contrepartie, les particuliers prêteurs peuvent prétendre à des rendements importants, allant de 4% à 15% en fonction des projets. Si la rentabilité est conséquente, il faut savoir que la perte peut atteindre jusqu’à… 100% de la mise. Non seulement les entreprises débitrices ne sont pas à l'abri d'un défaut de paiement, mais le secteur du crowdlending lui-même est en train de se restructurer avec des fusions, voire des fermetures de plateformes.

Il convient donc de bien choisir sa plateforme, car c’est elle qui réalise l’analyse crédit des entreprises débitrices et sélectionne les dossiers à mettre en ligne. Pour connaître sa capacité à sélectionner les meilleurs projets, il faut vérifier le taux de défaut (le taux de non-remboursement des prêts octroyés par les particuliers) qui doit obligatoirement apparaître sur le site.

Ensuite, il vaut mieux investir des petits montants dans plusieurs projets plutôt que miser une grosse somme sur un seul dossier. En cas d'insolvabilité, cela permet d'éviter de tout perdre. Pour protéger les épargnants, le gouvernement a, de toutes façons, mis en place un plafond : un particulier ne peut pas prêter plus de 2.000 euros par projet. En outre, l’investisseur malchanceux peut toujours se consoler en se disant que les pertes sont imputables des intérêts générés par d’autres prêts participatifs dans un délai de cinq ans.

Le crowdequity, un placement audacieux

Le particulier acquiert, là-aussi par l’intermédiaire de plateformes (Anaxago, Wiseed, SmartAngel…), des parts du capital d’une entreprise, généralement jeune et non cotée. Il n’existe pas de plafond d’investissement comme pour le prêt participatif.

Si l’entreprise décolle, les actions peuvent être vendues en empochant, au passage, une confortable plus-value. Le crowdequity est donc potentiellement plus rémunérateur que le crowdlending. En revanche, si la société met la clé sous la porte, la perte ne peut pas cette fois-ci être déduite de gains réalisés.

Par ailleurs, il faut proscrire les opérations de crowdequity concernant les sociétés civiles immobilières (SCI). En effet, si le projet immobilier dérape, les créanciers sont en droit de demander aux particuliers investisseurs de rembourser une partie des dettes de la SCI.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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