Déclarer ses revenus en frais réels : est-ce intéressant ?

4 octobre 2017

Les salariés ont la possibilité de déduire de leurs revenus à déclarer au fisc leurs frais professionnels ou de bénéficier d’un abattement de 10%. Chacune des solutions mérite d’être pesée avant de remplir sa déclaration.

Frais réels ou déduction forfaitaire ? La question se pose chaque année au moment de la déclaration des revenus à l’administration fiscale. Les salariés bénéficient automatiquement, sans démarche particulière de leur part, d’un abattement fiscal de 10% au titre des frais professionnels. Ils peuvent autrement opter pour une déduction des frais nécessaires à l’exercice de leur profession pour leur montant réel, ce que l’on appelle plus communément « les frais réels ».

Avant de remplir leur déclaration de revenus, les contribuables ont tout intérêt à déterminer la solution la plus intéressante pour eux. Si le montant des frais réels ne dépasse pas 10% de leurs revenus professionnels, il est préférable qu’ils choisissent l’abattement de 10% par défaut. Quoi qu’il en soit, il faut connaître la nature des frais réels déductibles et leur mode de calcul. Les deux principaux sont les frais de transport et les frais de repas.

Les frais de transport

Lorsqu’il utilise son véhicule personnel (voiture, moto, scooter) pour aller travailler, le salarié peut déduire de ses revenus professionnels les frais kilométriques. Il peut le faire au titre du trajet effectué entre son domicile et son lieu de travail à hauteur d’un aller-retour et de 80 kilomètres par jour.

La déduction est également possible dans le cadre de l’usage de son véhicule à des fins professionnels (rendez-vous, voyage…), cette fois-ci sans limitation de distance. Le fisc édite chaque année un barème des frais kilométriques. Il met également à disposition des contribuables un simulateur en ligne (https://www.impots.gouv.fr/portail/simulateur-bareme-kilometrique) qui leur fournit une estimation.

Les frais de repas

Pour les frais de nourriture, le salarié doit prouver qu’il ne peut pas revenir déjeuner chez lui et que les repas pris hors domicile entraînent des coûts supplémentaires. Il peut déduire la différence entre le prix du déjeuner et la valeur fiscale d’un repas à domicile, fixée à 4,70 euros en 2017.

Si le salarié bénéficie de titres restaurant (Chèque Déjeuner, Tickets Restaurant…), il doit en plus défalquer la partie prise en charge par son employeur. Celle-ci correspond de 50% à 60% du montant facial du titre restaurant.

A côté des frais de transport et de repas, il existe une myriade d’autres frais professionnels déductibles, comme les frais d’achat et éventuellement d’entretien (si le travail est salissant) de vêtements spéciaux (uniforme, blouse…). L’acquisition d’un ordinateur pour un usage professionnel partiel ou total peut être déduite des revenus.

Gare aux justificatifs

Dans tous les cas, le contribuable doit garder les factures, notes de restaurant, tickets de caisse et de péage. S’il n’a plus besoin de joindre ces justificatifs à sa déclaration, il doit être capable de les présenter en cas de contrôle fiscal.

L’option de frais réels est valable pour un an. Elle peut être abandonnée l’année suivante. Elle est aussi individualisée. Dans le cas d’un couple marié ou pacsé déclarant en commun leurs revenus, l’un des deux peut choisir de déclarer en frais réels et l’autre bénéficier de l’abattement de 10%.

Si la déduction forfaitaire est retenue, le contribuable ne doit surtout pas déduire 10% de ses revenus professionnels. Ce sont les services des impôts qui appliquent l’abattement. Si le déclarant le fait, la déduction de 10% sera alors considérée comme une fausse déclaration et soumise à pénalités.

« Cet article a été rédigé par Infomedia dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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