Diversifier son épargne pour réduire les risques

22 septembre 2016

Investir dans différents actifs financiers plutôt que miser sur un seul support permet de jouer sur plusieurs tableaux à la fois et de limiter les pertes potentielles. En matière d’épargne, on a coutume de rappeler qu’il ne faut placer tous ses œufs dans le même panier. Autrement dit, il est fortement conseillé de recourir à différents placements plus ou moins sécurisés. C’est le meilleur moyen non seulement de réduire les prises de risque, mais aussi de multiplier les potentialités de rendement. L’idéal est de détenir à la fois des actifs financiers à court, moyen et long terme. A court terme, le Livret A permet de récupérer son argent sans risque (le capital est garanti), sans fiscalité (pas de taxation sur les intérêts, ni de prélèvements sociaux) à tout moment. Problème : non seulement ce livret d’épargne réglementée est plafonné (pas plus de 22.950 euros de versements), mais sa rémunération s’élève à seulement 0,75% depuis le 1er août 2015. Pour espérer bénéficier d’un meilleur rendement, l’épargnant peut notamment investir en Bourse et acquérir des actions d’entreprises cotées, via un compte-titres, un plan d’épargne en actions (PEA) ou les supports en unités de compte (UC) de l’assurance vie.

Des actions de différentes entreprises

Les actions sont considérées comme le placement le plus rémunérateur sur le long terme. Il faut garder les titres au moins dix ans pour maximiser les chances de gain. Cet horizon lointain de placement permet, en outre, de profiter d’une meilleure fiscalité : les plus-values issues des cessions d’actions ne sont pas imposés au bout de cinq ans de détention dans le cadre du PEA et bénéficient au bout de huit ans d’un abattement annuel de 4.600 euros (9.200 euros pour un couple déclarant en commun ses revenus) dans le cadre de l’assurance vie. Les fluctuations des cours de Bourse peuvent être fortes, notamment à court terme. Pour éviter d’être dépendant des performances boursières d’une seule entreprise, le mieux est là aussi de diversifier son investissement, en achetant des actions de sociétés de tailles diverses, appartenant à des secteurs variés de l’économie et implantées dans des zones géographiques différentes. Dans le cadre du PEA, l’épargnant peut acquérir des valeurs françaises mais aussi européennes. Les compte-titres et certaines UC des assurances vie permettent d’acheter des titres d’entreprises suisses, américaines, canadiennes, australiennes ou issues de pays émergents (Russie, Brésil...).

Des obligations et l’immobilier

Pour parer à une éventuelle baisse des marchés boursiers, il est essentiel de de placer une partie de ses deniers sur des actifs moins risqués. C’est le cas des obligations qui correspondent à des créances émises par des Etats (bons du Trésor) ou des entreprises (obligations « corporate »). Les cas de défaut de paiement de dettes publiques ou d’entreprises étant rarissimes, ces actifs présentent un profil de risque très faible. Seul hic : ils proposent, en contrepartie, des taux d’intérêt peu élevés. Les obligations peuvent être détenues dans le cadre d’un compte-titres ou du support en euros de l’assurance vie, dont le capital est garanti par l’assureur. Il est intéressant de regarder aussi du côté des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) qui englobent deux grandes familles de supports d’investissement : les fonds communs de placement (FCP) et les sociétés d’investissement à capital variable (Sicav). Les OPCVM permettent d’investir dans différents types d’actifs, des actions comme des obligations d’entreprise ou des emprunts d’Etats. Enfin, il est possible de diversifier son épargne en plaçant son argent dans l’immobilier. Deux solutions s’offrent alors : réaliser un achat immobilier dans l’optique de louer le bien ou investir dans la « pierre-papier » en achetant des parts d’une société civile de placement immobilier (SCPI) ou dans un organisme de placement collectif immobilier (OPCI). Cette épargne immobilière peut être placée dans un contrat d’assurance vie et profiter ainsi de la fiscalité avantageuse de ce placement en cas de rachat ou de succession. « Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinbox. »

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