En quoi consistent les fonds patrimoniaux ?

28 juin 2017

Proposés sous forme de FCP ou de Sicav, les fonds patrimoniaux visent à faire fructifier le capital sans prendre trop de risques. La course aux rendements n’est pas la priorité de ces fonds diversifiés.

Améliorer les performances de son épargne sans trop prendre de risques. Tel est l’objectif affiché d’un fonds patrimonial. Que ce soit au travers d’un Fonds commun de placement (FCP) ou d’une Société d’investissement à capital variable (Sicav), ce placement vise à proposer un rendement supérieur au fonds en euros de l’assurance vie, tout en évitant de subir des pertes potentielles.

Pour rappel, la rémunération moyenne (nette de frais de gestion, mais brute de prélèvements sociaux et d’impôt sur le revenu) des supports en euros garantis s’est élevée à seulement 1,80% en 2016, selon les dernières données de la Fédération française de l’assurance (FFA) présentées le 9 mars 2017.

Diversification forte et volatilité faible

Le terme de fonds patrimoniaux n’a rien en réalité d’officiel. Proposés par des sociétés de gestion, ils se nomment ainsi lorsqu’ils rassemblent certaines caractéristiques. La première est la préservation du capital à échéance de trois ans. Pour ce faire, les fonds patrimoniaux se préservent des soubresauts des marchés financiers en diversifiant leurs classes d’actifs (actions d’entreprises, obligations souveraines, matières premières…).

Cette approche prudente implique également des investissements limités en actions, jamais plus de 50% par exemple pour Carmignac Patrimoine, l’une de références du secteur. D’une manière générale, les fonds patrimoniaux évitent les actifs à forte volatilité. Par exemple, chez Amundi Patrimoine, les amplitudes de variations ne doivent pas excéder 4% à 8% sur trois ans. A titre de comparaison, les actifs des fonds en actions peuvent fluctuer à la hausse ou à la baisse de 12% durant la même période.

Possibilité d’être intégré dans une assurance vie

Dernière caractéristique : le « maximum drawdown », soit la perte maximale que pourrait enregistrer le fonds compte tenu de la composition de son portefeuille. Cet indicateur du risque, utilisé par les gérant, est moins élevé que pour les autres FCP ou Sicav. Revers de la médaille ; cette stratégie défensive limite les potentiels de rendement. D’après un classement établi par le quotidien Les Echos, les performances annualisées des fonds patrimoniaux sur trois ans peuvent, certes, atteindre 10,1%, mais aussi… 1,7%.

Sur le plan fiscal, les fonds patrimoniaux sont soumis au même régime que les autres FCP et Sicav. Les revenus et plus-values sont imposés en fonction des catégories d’actifs. Ceci dit, un fonds patrimonial peut être intégré dans une assurance vie que ce soit dans un contrat monosupport en unités de compte ou dabs un contrat multisupports, aux côtés d’un fonds en euros. Il bénéficie alors de la fiscalité avantageuse du placement préféré des Français. Au bout de huit ans de détention, les gains annuels ne sont pas imposés à hauteur de 4.600 euros (ou de 9.200 euros pour un couple) et la fraction supérieure est soumise à un prélèvement forfaitaire libératoire de seulement 7,5%.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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