Epargner pour financer sa perte d’autonomie

10 octobre 2017

L’allongement de l’espérance de vie augmente le risque de dépendance. Or, la prise en charge à domicile ou dans un établissement spécialisé coûte cher.

 

Bonne nouvelle : les Français vivent de plus en plus longtemps. Nos compatriotes gagnent un trimestre d’espérance de vie tous les deux ou trois ans en moyenne. Revers de la médaille : ils risquent de devenir davantage dépendants. Toutes les études montrent en effet que la perte d’autonomie est étroitement liée à l’âge. Plus on vieillit et plus on perd ses facultés motrices et mentales.

Or, les coûts de la prise en charge de la dépendance sont conséquents. Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), un organisme rattaché au ministère des Solidarités et de la Santé, le « reste à charge » des services à domicile, c’est-à-dire le montant qu'il reste à payer une fois les aides sociales et les réductions d’impôt déduites, s’élève à 581 euros par mois pour une personne très dépendante.

Chers Ehpad

En ce qui concerne le placement en maison de retraite médicalisée, c’est pire. D’après les données de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), le tarif médian d’un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) se situe à 1.949 euros par mois. Et la note grimpe à 3.154 euros par mois en Ile-de-France !

Des sommes d’autant plus importantes que le montant moyen des retraites atteint en France seulement 1.376 euros bruts par mois, selon la Drees. On l’aura compris, il est conseillé d’épargner pour financer sa perte d’autonomie si l’on ne veut pas devenir une « charge » pour ses proches.

Assurance dépendance « à fonds perdus »

Deux produits financiers sont particulièrement adaptés à cet objectif : l’assurance vie et la bien nommée assurance dépendance. Cette dernière propose le versement de rentes viagères (jusqu’au décès) lorsque le souscripteur perd son autonomie. Il est préférable de choisir une couverture labellisée Garantie assurance dépendance (GAD). Ce label, créé par la Fédération française de l’assurance (FFA), prévoit notamment le paiement d’une rente minimum de 500 euros par mois en cas de dépendance lourde.

Principal point noir de l’assurance dépendance : comme tous les produits de prévoyance, les cotisations y sont versées « à fonds perdus ». C’est-à-dire que l’épargne constituée ne peut pas être récupérée si l’assuré ne devient pas dépendant.

Assurance vie majorée

A l’inverse, une assurance vie est « rachetable » à tout moment. Des retraits partiels programmés à partir de 80 ans (l’âge moyen à partir duquel les personnes âgées ont besoin d’assistance) peuvent permettre de financer des services à domicile. Sachant que les intérêts et plus-values sont exonérés d’impôt à hauteur de 4.600 euros par an pour une personne seule ou de 9.200 euros par an pour une couple marié ou pacsé à partir de huit ans de détention, l’opération peut, en outre, être neutre fiscalement.

Mieux : non seulement il est possible de sortir en rentes viagères (et non en capital) d’un contrat d’assurance vie, mais celles-ci peuvent être majorées en cas de perte d’autonomie. De nombreux contrats donnent en effet la possibilité de souscrire une option dépendance avec la sortie en rentes. Cette option, payante, s’active là-aussi uniquement si le souscripteur « tombe » en dépendance.

« Cet article a été rédigé par Infomedia dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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