Financer les études de ses enfants

21 avril 2017

Poursuivre un cursus d’enseignement supérieur s’avère souvent coûteux pour un étudiant. Les parents ont tout intérêt à anticiper les frais et envisager des solutions de financement.

Les études post-bac demandent généralement un effort financier conséquent. A fortiori si son enfant souhaite suivre une formation du type école de commerce, dont les frais d’inscription représentent plusieurs milliers d’euros par an. Sans oublier le coût du logement et des dépenses quotidiennes. Pour parvenir à financer le cursus choisi par son fils ou sa fille, plusieurs solutions existent.

Un livret ouvert à la naissance

Il est notamment possible de souscrire un produit d’épargne réglementée, comme le Livret A, au nom de son enfant dès sa naissance. C’est un bon moyen pour de lisser l’effort d’épargne dans le temps, en effectuant des versements automatique et en y versant systématiquement l’argent reçu pour les anniversaires. Il est possible de placer jusqu’à 22.950 euros sur un Livret A et les sommes sont récupérables à tout moment. En revanche, ce produit offre une rémunération annuelle de seulement 0,75%.

Une assurance vie au nom de l’enfant

Il est également conseillé de souscrire une assurance vie au nom de son enfant. Cette fois-ci, aucun plafond ne vient limiter le montant des sommes pouvant être placées. Le rendement des fonds euros de l’assurance vie devrait passer en 2016 sous la barre des 2%.

Pour faire face à l’érosion de la rémunération de ce placement, l’épargnant peut investir une partie de son argent dans des unités de compte, disponibles aux côtés du fonds euros dans le cadre des contrats multisupports. Réputées plus rémunératrices, les UC n’offrent en revanche aucune garantie du capital, à l’inverse du fonds euros sur lequel l’assuré ne peut pas subir de perte.

Des contrats « intergénérationnels »

Par ailleurs, il existe des assurances vie dites « intergénérationnelles ». L’enfant est alors désigné comme bénéficiaire du contrat mais ne peut pas récupérer quand il le veut les sommes investies. L’argent placé est débloqué seulement entre son 18e et son 26e anniversaire. En outre, il est possible de prévoir des rachats programmés pour que l’étudiant puisse percevoir une partie des gains générés par le contrat sous la forme de revenus périodiques. Il pourra ainsi profiter au fur et à mesure de l’argent placé, sans risque de dilapider rapidement son capital.

Dans tous les cas, il est recommandé de souscrire une assurance vie au moins huit ans avant la majorité de l’enfant et le début de ses études supérieures. Effectivement, passé huit ans de contrat, la fiscalité devient très avantageuse : les gains ne sont pas imposés à hauteur de 4.600 euros par an.

Une donation-partage

Enfin, les parents peuvent toujours effectuer des donations de leur vivant. Ils peuvent donner à leur enfant un portefeuille de titres (actions, obligations…) ou un logement qui lui permettra de ne pas payer de loyer s’il l’habite ou de percevoir des revenus locatifs. Les donations bénéficient d’un abattement de 100.000 euros par parent et par enfant, soit une franchise d’impôt de 200.000 euros renouvelable tous les 15 ans. Dans le cadre d’une donation d’un grand-parent au profit de son petit-enfant, l’abattement est abaissé à 31.865 euros.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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