Investir en Bourse, mode d’emploi

11 octobre 2016

Acquérir des actions constitue un placement potentiellement rémunérateur. Avant de se lancer, il est néanmoins préférable de maîtriser le B.A.-BA des marchés financiers pour maximiser les chances de gains et éviter d’essuyer des pertes.

C’est un placement qui, de par sa complexité et son niveau de risque, rebute souvent les épargnants. La Bourse peut pourtant procurer d’importants revenus. Il s’agit d’un marché financier sur lequel il est possible d’acquérir et de vendre des actions, c’est-à-dire des titres représentant des parts du capital d’une entreprise.

Le prix des actions est fixé selon la loi de l’offre et de la demande. Quand la demande est supérieure à l’offre, le cours monte et quand elle est inférieure, le prix baisse. Les actions des entreprises cotées en Bourse peuvent s’échanger anonymement, via des plateformes d’échanges informatisés. A Paris, l’opérateur de la plateforme de négociation est la société Euronext.

Des dividendes et des plus-values

L’intérêt de posséder des actions est que celles-ci peuvent générer des revenus conséquents. L’entreprise peut verser des dividendes à ses actionnaires. Ils correspondent à une fraction plus ou moins importante des bénéfices annuels de la société. Le montant perçu par chaque actionnaire dépend du pourcentage du capital détenu.

L’épargnant peut, en outre, réaliser des plus-values au moment de la cession de ses titres. Ce sera le cas si lors de la revente de l’action, son prix sera supérieur à celui payé pour en faire l’acquisition.

Ne pas paniquer face aux fluctuations

La Bourse se caractérise par une grande fluctuation des cours. Chaque entreprise va voir le prix de son action évoluer en fonction de sa santé financière, de ses résultats annuels et des contrats qu’elle peut signer, mais aussi en fonction d’indicateurs macroéconomiques (croissance,  récession…) et d’événements géopolitiques (guerre, élection…). Par exemple, le vote le 23 juin dernier des Britanniques en faveur de la sortie de Londres de l’Union européenne (UE) a entraîné une chute des cours.

Quand les cours plongent, l’épargnant ne doit pas paniquer et céder ses titres. Il risque sinon d’enregistrer des moins-values, en revendant ses actions moins chères que le prix auquel il les a acquises. Mieux vaut donc attendre patiemment que les cours remontent. Voire, profiter du prix bas des actions pour acheter de nouveaux titres qui permettront de réaliser de possibles plus-values une fois la confiance sur les marchés retrouvée.

Un placement sur le long terme

D’une manière générale, la Bourse est un placement qui doit s’envisager sur le long terme, c’est-à-dire sur 10 à 20 ans. A court terme, il y a trop d’incertitudes et les risques de moins-values sont trop élevés.

L’épargnant peut opter pour un investissement régulier, en investissant chaque mois dans des actions. C’est un bon moyen pour lisser les performances de son placement dans le temps, éviter d’investir systématiquement lors des points hauts du marché et profiter des moments où les prix des actions sont bas.

Diversifier son placement

Il est aussi conseillé de ne pas investir dans une seule et même entreprise pour éviter d’être dépendant d’une performance boursière. Il vaut mieux de placer ses fonds dans des sociétés de différentes tailles, appartenant à des secteurs variés de l’économie (énergie, banque, agroalimentaire, télécoms…) et implantées dans diverses zones géographiques.

L’épargnant peut également confier son argent à un fonds communs de placement (FCP) ou à une société d’investissement à capital variable (Sicav), en achetant des parts de FCP ou de Sicav. Ces fonds sont gérés par des professionnels de la finance au sein de sociétés de gestion de portefeuille. Ils proposent des paniers de titres de plusieurs entreprises et permettent ainsi de diversifier son portefeuille d’actions.

Enfin, ils existent des fonds cotés, appelés « trackers » ou ETF, dont l’objectif est de reproduire la performance des indices boursiers. Ces derniers permettent de se faire une idée de l’évolution globale des cours au sein des marchés financiers. L’indice CAC 40, par exemple, regroupe les quarante plus importantes capitalisations de la place de Paris. Investir dans un ETF, c’est un peu comme si l’épargnant possédait des actions de chacune des entreprises composant un indice.

Choisir la bonne enveloppe

Avant de se lancer en Bourse, il convient de choisir l’enveloppe correspondant le mieux à ses besoins. Il est possible d’acquérir des actions via un simple compte-titres ou en ouvrant un plan d’épargne en actions (PEA), dans lequel on peut investir jusqu’à 150.000 euros. Si le PEA peut comporter uniquement des titres d’entreprises françaises et européennes, il présente un avantage fiscal conséquent : les gains sont totalement exonérés d’impôt au bout de 5 ans de détention.

Il est également possible d’investir dans des actions et de souscrire des parts de Sicav et de FCP via les unités de compte (UC) de l’assurance vie. Contrairement au PEA, ce support d’investissement n’est pas plafonné. En outre, il profite de la fiscalité avantageuse de l’assurance vie. Au bout de 8 ans de détention, les plus-values sont imposées seulement au-delà de 4.600 euros par an pour un célibataire et de 9.200 euros pour un couple marié ou pacsé.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinbox. »

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