Investir dans les SCPI

20 février 2018

Les sociétés civiles de placement en immobilier sont très appréciées des épargnants. La « pierre papier » présente, il est vrai, de nombreux avantages.

 

La « pierre papier » fait un carton. Selon le bilan annuel de l’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim) rendu public le 6 février 2018, la collecte nette des sociétés civiles de placement en immobilier (SCPI) a dépassé les 6 milliards d’euros en 2017. Du jamais vu !

Ce placement a de quoi séduire les épargnants. Avec des parts accessibles à partir de quelques centaines d’euros seulement, la SCPI permet d’investir dans de l’immobilier locatif sans devoir s’endetter. En outre, c’est la société de gestion qui s’occupe du bien. Le souscripteur n’a pas à gérer ni les locataires, ni les travaux de rénovation ou d’aménagement.

Rendement intéressant

Surtout, les SCPI sont essentiellement investies dans l’immobilier dit « tertiaire », c’est-à-dire les commerces et les bureaux. Un marché difficile d’accès pour les particuliers et qui offre traditionnellement des rendements supérieurs à ceux de l’immobilier résidentiel. Toujours d’après l’Aspim, le taux moyen de distribution des SCPI de bureaux et de commerces s’est ainsi situé à 4,43% en 2017.

Une performance plus qu’alléchante en comparaison des 0,75% du Livret A ou des 1,50% des fonds en euros de l’assurance vie. Mieux : certaines SCPI permettent de payer moins d’impôt. C’est ce que l’on appelle les SCPI « fiscales ». Il s’agit de parts dans des programmes d’immobilier neuf bénéficiant d’un dispositif d’investissement locatif partiellement défiscalisé du type « Pinel ».

Au même titre que pour l’achat d’un appartement, une SCPI Pinel donne droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 12%, 18% ou 21% du montant placé (dans la limite de 300.000 euros) à condition que le bien sous-jacent soit loué respectivement six, neuf ou douze ans. Dans les faits, la durée de détention est plus longue car elle démarre à compter de la mise en location du dernier logement de la SCPI.

Problème de liquidité

D’une manière générale, la « liquidité » constitue le point noir des SCPI. Le délai peut être long pour trouver un acheteur sur le marché secondaire. Pire : dans le cas des SCPI à capital fixe, les cessions de parts peuvent s’effectuer uniquement lors des levées de fonds.

La solution au problème de liquidité est de loger la SCPI dans un contrat d’assurance vie. En cas de rachat, l’assureur vie est contraint d’avancer les capitaux, charge à lui de vendre ensuite les parts à bon compte. En outre, la SCPI bénéficie de la fiscalité avantageuse de l’assurance vie. A partir de huit ans de détention, la plus-value est exonérée d’impôt à hauteur de 4.600 euros par an pour une personne seule ou de 9.200 euros par an pour un couple marié ou pacsé déclarant en commun leurs revenus.

  « Cet article a été rédigé par Infomedia dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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