Investir en fonction de ses objectifs

14 décembre 2016

Selon le projet qu’il souhaite financer, l’épargnant doit définir son horizon d’investissement et choisir quel placement peut répondre le mieux à ses besoins.

Placer son argent est la meilleure façon de tirer parti de ses économies. Reste que le choix du placement ne doit pas s’effectuer au hasard et faire l’objet d’une mûre réflexion. En fonction de ses objectifs et des projets que l’épargnant souhaite financer, tel ou tel produit financier lui permettra de parvenir plus facilement à ses fins.

Pour commencer, il est essentiel de définir son horizon de placement, c’est-à-dire la durée de son investissement. Pendant cette période, l’épargnant doit éviter de récupérer sa mise. C’est essentiel s’il souhaite faire fructifier son argent.

Le Livret A pour une petite dépense

Pour financer des projets à court terme, d’un montant relativement peu élevé, le Livret A est pratique, dans la mesure où il s’agit d’un placement liquide permettant de retirer son argent. Mieux : les intérêts sont totalement exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux (CSG, CRDS…). En outre, son capital est garanti. Il s’agit d’un produit entièrement sécurisé.

Problème : on ne peut détenir qu’un Livret A par personne, il est plafonné à 22.950 euros (hors intérêts capitalisés) et sa rémunération s’élève à seulement 0,75% depuis août 2015. Pour financer des projets plus conséquents, mieux vaut recourir donc à d’autres placements.

Le PEL pour un achat immobilier

Dans l’optique d’un achat immobilier, le plan d’épargne logement (PEL) semble tout désigné. Plafonné à 61.200 euros (hors intérêts), il permet, sous certaines conditions, de bénéficier d’un prêt à un taux privilégié et d’une prime d’Etat pour l’achat d’une résidence principale ou le financement de travaux dans son logement. Le montant et la durée du crédit octroyé dépendent des intérêts acquis en phase d’épargne. Le prêt peut s’élever jusqu’à 92.200 euros maximum.

Depuis le 1er août 2016, le PEL n’est plus rémunéré qu’à hauteur de 1%. Il permet néanmoins de bénéficier d’un taux de 2,20% pour son emprunt immobilier. Les intérêts annuels qu’il génère sont assujettis aux prélèvements sociaux à 15,5%. Tout retrait pratiqué avant 4 ans de détention du plan entraîne sa fermeture. Passé 10 ans, il n’est plus possible d’alimenter son PEL mais celui-ci continue de produire des intérêts pendant 5 ans encore.

L’assurance vie pour lancer son entreprise

L’assurance vie présente de nombreux avantages, à commencer par sa rémunération. Elle offre un rendement plus élevé que celui du PEL, puisque les fonds en euros de ce placement ont rapporté 2,30% en moyenne en 2015, selon la Fédération française de l’assurance (FFA). L’assurance vie peut être utilisée pour se constituer un capital afin d’obtenir plus facilement un prêt immobilier. Elle peut également aider à financer la création d’une entreprise. Plus l’apport personnel est élevé, plus il est facile d’obtenir des financements à son projet.

Comme le Livret A, ce placement est « liquide ». Néanmoins, sa fiscalité devient véritablement intéressante passé huit ans de contrat. Les gains obtenus, grâce aux intérêts annuels et aux éventuelles plus-values, sont alors exonérés d’impôts jusqu’à 4.600 euros par an pour un célibataire et 9.200 euros pour un couple déclarant en commun ses revenus. Le reliquat des gains issus des rachats est soumis à l’impôt sur le revenu ou peut faire l’objet d’un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5%, une option généralement plus avantageuse pour les épargnants payant beaucoup d’impôts.

Le Perp pour la retraite

Le plan d’épargne retraite populaire (Perp) prévoit le versement, à compter du départ de la vie active, de rentes viagères (c’est-à-dire servies jusqu’au décès) qui viendront compléter les pensions versées par les régimes obligatoires. Les sommes placées sur un Perp sont bloquées jusqu’au à la retraite, sauf cas exceptionnels (décès, invalidité, surendettement…). Afin de lisser l’effort d’épargne, il est conseillé de souscrire un plan autour des 40 ans et de l’alimenter régulièrement.

D’autant que l’un des gros atouts du Perp concerne son avantage fiscal « à l’entrée ». Les cotisations versées peuvent être déduites des revenus à déclarer au fisc à hauteur de 10% du plafond de la Sécurité sociale (PASS), dans la limite de huit fois le PASS, soit 30.432 euros en 2016. Le montant de cette déduction peut être doublé pour un couple déclarant ses revenus en commun. Cerise sur le gâteau : cet avantage n’est pas comptabilisé dans les « niches fiscales » (emploi d’un salarié à domicile, investissement dans un dispositif immobilier locatif partiellement défiscalisé, soutien à l’industrie cinématographique…) plafonné à 10.000 euros par an. Le Perp est donc particulièrement intéressant pour les particuliers fortement imposés.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinbox. »

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