La retraite des salariés

26 mai 2017

Les salariés français cotisent à un régime de retraite de base et à un ou deux régimes de retraite complémentaire. Le montant de leurs pensions dépend du nombre de trimestres qu’ils ont validés, des points qu’ils ont acquis et de leur âge de départ à la retraite.

Comme tous les actifs du secteur privé, les salariés employés dans des entreprises ou des associations disposent de deux niveaux de retraites obligatoires. Ils cotisent d’abord à un régime de retraite dit « de base », l’Assurance retraite, qui constitue également le régime de base des agents non titulaire de la fonction publique.

Les salariés agricoles, c’est-à-dire les salariés travaillant dans des exploitations agricoles, des coopératives agricoles, des industries agroalimentaires et des entreprises relevant du régime agricole (Crédit Agricole, Groupama, Agrica…), sont, eux, affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA) pour le régime de base.

Deux ou trois régimes d’affiliation

Les retraites de base du privé étant plafonnées, des régimes de retraite complémentaire ont été mis en place pour compléter la pension de base servie par l’Assurance retraite ou la MSA. L’ensemble des salariés, qu’ils dépendent ou non du régime agricole, cotisent à l’Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (Arrco). S’ils possèdent le statut cadre, ils sont également affiliés à l’Association générale des institutions de retraite des cadres (Agirc).

Au final, les salariés (agricoles ou non) s’ouvrent des droits auprès d’un régime de base et d’un ou de deux régimes complémentaires. A noter : les agents publics non titularisés disposent de leur propre régime complémentaire, l'Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'Etat et des collectivités publiques (Ircantec).

Gare à la décote

Les cotisations vieillesse de base versées par les salariés à l’Assurance retraite ou à la MSA leur permettent de valider des trimestres de retraite. En fonction de leur année de naissance, il leur faut atteindre un certain nombre de trimestres pour percevoir une pension de base complète (sans décote). Dans le cas contraire, le montant de leur retraite de base est minoré de 1,25% par trimestre manquant.

Les cotisations vieillesse complémentaires versées par les salariés à l’Arrco et, éventuellement, à l’Agirc leur permettent d’acquérir des points de retraite. Les points Arrco et Agirc cumulés durant la vie professionnelle sont transformés en pensions complémentaires au moment du départ à la retraite.

Un départ à 62 et bientôt 63 ans

Théoriquement, les salariés ne sont pas autorisés à liquider leurs droits à la retraite de base avant l’âge légal de départ, fixé à 62 ans pour les assurés nés à compter de 1955. Toutefois, il existe plusieurs dispositifs de retraite anticipée. Les salariés, ayant commencé à travailler jeune et justifiant de tous leurs trimestres, ceux présentant un handicap, ceux exposés à l’amiante ou ceux victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, peuvent partir plus tôt à la retraite.

L’âge de départ à l’Arrco et à l’Agirc est en train de progressivement passer de 65 à 67 ans. Toutefois, les salariés qui disposent à 62 ans de tous leurs trimestres au régime de base peuvent percevoir aujourd’hui une pension complémentaire sans minoration. Les choses vont changer à compter de 2019. A partir de cette date, les salariés devront attendre d’avoir atteint l’âge de 63 ans pour prendre leur retraite. Ceux qui justifieront du nombre de trimestres requis, mais qui partiront à 62 ans, subiront une décote de 10% durant trois ans sur leurs pensions Arrco et Agirc.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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