Les différences entre assurance vie et assurance décès

7 novembre 2017

Si elles peuvent sembler proches, les assurances « en cas de vie » et celles « en cas de décès » ne répondent pas du tout au même objectif.

Juridiquement, ils relèvent tous deux de l’assurance vie. En réalité, les contrats d’assurance vie et les contrats d’assurance décès ne fonctionnent pas de la même manière et ne poursuivent pas la même finalité.

L’assurance vie : un placement financier

Les contrats d’assurance « en cas de vie » sont destinés à faire face aux différentes situations auxquelles l’assuré est susceptible d’être confronté de son vivant. Grâce aux versements de primes qui seront majorées par les intérêts annuels du fonds en euros et par les plus-values éventuelles des unités de compte (UC), le souscripteur pourra acquérir sa résidence principale, financer les études de ses enfants ou se constituer un complément de revenu pour la retraite.

Pour cela, il peut à tout moment effectuer un rachat total ou partiel de son contrat. A son décès, les fonds sont transmis aux bénéficiaires qu’il a désignés de son vivant. Les capitaux sont, dans tous les cas, toujours récupérés. L’assurance vie obéit donc à une logique d’épargne. Elle est d’ailleurs considérée comme un placement financier.

L’assurance décès : une protection contre un risque

Les contrats d’assurance « en cas de décès » se rapprochent davantage de l’assurance traditionnelle puisqu’ils visent à se couvrir contre un risque particulier, en l’occurrence la mort. Les assurances décès s’inscrivent donc dans une démarche de prévoyance. Il en existe plusieurs sortes.

L’assurance temporaire décès prévoit le versement d’un capital ou d’une rente à des bénéficiaires désignés si le souscripteur disparait durant une période précise. Cette garantie fait ainsi partie de l’assurance emprunteur qui permet de prendre en charge les mensualités de remboursement d’un crédit immobilier notamment en cas de décès. Elle peut aussi être souscrite dans le cadre d’une « rente éducation » qui propose le versement d’une rente aux enfants si le souscripteur décède avant la fin de leurs études. Si le décès n’a pas lieu durant la période déterminée, les primes auront été versées « à fonds perdus », c’est-à-dire qu’elles ne pourront pas être récupérées.

L’assurance « vie entière » permet l’attribution d’un capital ou d’une rente aux bénéficiaires désignés à la mort du souscripteur. Le risque est alors certain. Que ce soit pour la temporaire décès ou la vie entière, la prime dépend du montant du capital ou de la rente qui seront versés ainsi que de l’âge du souscripteur et de son espérance de vie.

Avantages complémentaires

Contrairement à l’assurance décès, l’assurance vie est « rachetable » à tout moment. Mieux : avec le fonds euros dont le capital est garanti par l’assureur, le souscripteur est assuré de retrouver sa mise. Ce placement permet, en outre, d’investir dans une multitude d’actifs, y compris de l’immobilier via des SCPI ou des OPCI logés dans des UC.

L’assurance décès offre une fiscalité plus avantageuse. Au décès du souscripteur, son conjoint marié ou partenaire de PACS est exonéré de toute imposition. Comme pour l’assurance vie, un abattement de 152.000 euros s’applique par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans. A une (grosse) différence près : seule la dernière prime est prise en compte. En outre, il n’y a pas de prélèvements sociaux (CSG, CRDS…) dans l’assurance décès. Au final, les deux assurances apparaissent complémentaires.

  « Cet article a été rédigé par Infomedia dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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