Les différentes déductions fiscales

17 mai 2017

Les revenus à déclarer au fisc peuvent faire l’objet de déductions, principalement pour des frais professionnels ou engendrés dans le cadre de la solidarité entre les générations. Ces déductions minorent directement l’assiette fiscale.  

Les déductions fiscales sont comptabilisées en amont du calcul de l’impôt sur le revenu (IR), permettant de minorer les sommes déclarées auprès de l’administration fiscale. Elles offrent ainsi la possibilité de réduire son assiette d’imposition.

A ce titre, les déductions sont plus favorables pour le contribuable, comparées aux crédits ou réductions d’IR, puisqu’elles peuvent baisser le taux marginal d’imposition (TMI).

Au titre des frais professionnels

La déduction la plus courante concerne les frais professionnels. Le contribuable peut opter pour une déduction forfaitaire de 10% (avec un plafond de 12.183 euros en 2017) ou pour une minoration des frais professionnels réels.

La seconde option, plus favorable si les dépenses (transport, habillement, hôtel, restaurant, équipements informatiques…) engagées dans le cadre de l’activité professionnelle sont conséquentes, nécessite de détailler les frais dans une note explicative et de conserver les billets de train et d’avion, les factures et autres tickets de caisse pendant au moins trois ans. Ces justificatifs peuvent en effet être réclamés en cas de contrôle fiscal.

Au titre de la pension alimentaire

Les pensions alimentaires versées à des proches – descendants (enfants, petits-enfants), ex-conjoint et ascendants (parents, grands-parents) – ouvrent le droit à des déductions d’IR. Dans le cas d’un enfant mineur, la somme est intégralement déductible à condition que le montant soit proportionnel aux besoins du fils ou de la fille et aux revenus du père ou de la mère qui verse la pension.

Si l’enfant est majeur, la déduction est possible uniquement si ce dernier n’est plus rattaché au foyer fiscal. La pension alimentaire est déductible dans la limite de 3.410 euros si le descendant vit avec le parent qui assure la pension ou de 5.738 euros s’il habite un autre logement et est célibataire (11.476 euros s’il est marié ou pacsé ou en charge d’un enfant et si le contribuable assume seul l’entretien du couple ou de la famille monoparentale).

Après un divorce ou une séparation, la prestation compensatoire versée à l’ex-époux ou épouse sous forme de rente (c’est-à-dire de manière régulière) est également déductible si elle résulte d’une décision de justice.

Concernant les ascendants, un contribuable peut déduire la pension versée à un parent si celle-ci sert à financer les besoins essentiels (nourriture, logement, santé) et est proportionnée à ses revenus. Attention : la somme n’est pas déductible si le fils ou la fille bénéficie déjà d’une réduction d’impôt pour l’emploi d’un salarié au domicile de son père ou de sa mère.

Au titre des frais d’accueil

La solidarité envers les personnes en difficulté sans aucun lien de parenté avec le contribuable ou avec un lien mais sans obligation alimentaire (frère, sœur, oncle, tante…) ouvre droit à une déduction fiscale.

Lorsqu’un ménage héberge de manière permanente une personne de plus de 75 ans avec un revenu inférieur à 9.600 euros (ou 14.904 euros pour un couple marié dont l’un des conjoints est âgé d’au moins 75 ans), il peut déduire jusqu’à 3.411 euros de ses revenus. A noter : si la personne accueillie est détentrice d’une carte d’invalidité, la déduction n’est pas cumulable avec la majoration du quotient familial pour invalidité.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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