L’investissement en bitcoin

4 janvier 2018

Il est possible d’investir de plusieurs manières dans la plus célèbre des monnaies virtuelles. Des placements, à chaque fois, très risqués et qui doivent être réservés à un public averti.

2017 aura été l’année du bitcoin. Au moment où nous écrivons ces lignes, le cours de la plus connues des devises électroniques (il en existerait plus de 4.500 dans le monde) aura gagné plus de 130% l’an dernier pour dépasser les 18.000 euros. Et pour cause : le nombre de bitcoins étant limité à 21 millions d’unités et sachant que 80% ont déjà été produits, le stock total de cette monnaie créée à partir d’un protocole informatique crypté et décentralisé, appelé « blockchain », devrait être atteint vers 2100.

Une sorte de « pénurie organisée » qui attise la spéculation. La demande étant largement supérieure à l’offre, le cours du bitcoin devrait, sauf krach ou piratage informatique de grande ampleur, continuer à progresser. De quoi séduire d’autant plus les investisseurs que les taux d’intérêt, eux, demeurent au plus bas.

Achat sur une plateforme

Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à s’intéresser à la crypto-monnaie : confrontés au gel de la rémunération du Livret A, à l’érosion du rendement de l’assurance vie et à l’envolée des prix de l’immobilier, des particuliers commencent à investir, eux-aussi, dans le bitcoin. Car, contrairement aux idées reçues, il est assez facile de placer son argent dans la devise virtuelle.

N’importe quel internaute peut acheter des bitcoins contre des euros (ou des dollars, des yens, des francs suisses…) en passant par des plateformes spécialisées dans ce type de transaction, comme Bitcoin-Central, kraken ou bitcoin.de, qui se rémunèrent en prélevant des commissions. Après avoir ouvert un compte en ligne et l’avoir alimenté par virement bancaire, l’utilisateur peut consulter le carnet d’ordres du site qui recense les prix proposés par les vendeurs de bitcoins.

L’internaute passe ensuite un ordre avec un prix limite d’achat, c’est-à-dire le prix maximum auquel il est prêt à acheter de la e-monnaie. S’il trouve un vendeur intéressé par son offre, l’ordre est exécuté : le compte en ligne de l’acheteur est alors alimenté en bitcoins tandis que ses avoirs en euros sont transférés, simultanément, sur le compte du vendeur.

CFD ou ICO

Autre moyen d’investir dans les devises informatiques : les CFD (ou « contrats pour la différence »). Ce sont des produits financiers commercialisés par des courtiers en ligne et qui permettent de parier à la hausse ou à la baisse sur un actif « sous-jacent » (comme le bitcoin), sans le détenir.

Les CFD sont généralement proposés avec un effet de levier, c’est-à-dire un multiplicateur (par 20, 50, 100…) du gain ou de la perte escompté. A la clôture de la position (au bout de 24 heures, de 5 jours…), l’investisseur gagne ou perd la différence entre le prix d’achat du CFD et son prix de vente. En cas d’effet de levier, le gain ou la perte sont multipliés d’autant.

Une nouvelle forme d’investissement en bitcoins est apparue récemment : les ICO (ou « Initial coin offerings »). Il s’agit d’émissions de monnaies virtuelles ou de jetons (« tokens »), réalisées par des entreprises ou des projets d’entreprises s’appuyant sur la technologie blockchain, en vue de lever des fonds auprès du public. Contrairement aux IPO (« Initial public offerings » ou introduction en Bourse), les investisseurs ne détiennent pas des titres de l’entreprise. L’ICO se rapproche plutôt du « crowdfunding » (investissement participatif).

Des risques très élevés

Que ce soit via l’achat direct, les CFD ou l’ICO, la Banque de France et l’Autorité des marchés financiers (AMF) rappellent sur leur site internet que l’investissement en bitcoins est hautement risqué. La volatilité de la célèbre monnaie électronique étant forte et comme il n’existe pas de cours légal, les risques de pertes sont très élevés.

Par ailleurs, l’épargnant ne bénéficie d’aucune garantie des banques centrales. Ainsi, en cas de faillite de l’intermédiaire, il ne peut pas récupérer ses fonds, comme dans le cas d’un compte en banque ou d’un contrat d’assurance vie. Enfin, les avoirs en bitcoins étant stockés en ligne, l’investisseur peut tout perdre à la suite d’une cyber-attaque.

Pour limiter les risques, il est fortement conseillé de faire appel à un intermédiaire basé en France, agréé par l’AMF et disposant d’un numéro d’enregistrement au Regafi (Registre des agents financiers). Au moindre doute, l’épargnant est invité à contacter la plateforme téléphonique AMF Epargne Info Service au 01 53 45 62 00.

« Cet article a été rédigé par Infomedia dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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