L’ISR : kezako ?

14 mai 2018

L’investissement socialement responsable vise à concilier les performances financières et la défense de l’environnement, des droits sociaux et de gouvernance. Une approche qui fait de plus en plus recette.

L’investissement socialement responsable (ISR) monte en puissance en France. Selon les données de Novethic, un centre de recherche sur la finance responsable soutenu par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), ce marché a encore progressé de 14% en 2017 pour atteindre un encours de quelque 135 milliards d’euros répartis dans 404 fonds d’investissement.

Apparus au début des années 2000 dans l’Hexagone, les fonds ISR se répartissent en quatre grandes familles. Les fonds « best in class » regroupent les entreprises les plus en pointe dans les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans chaque secteur d’activité. Il s’agit en quelque sorte d’une sélection des meilleurs en matière de défense de l’environnement, des droits des travailleurs et de transparence.

Exclusion et engagement

Les fonds dits « d’exclusion » écartent les entreprises en raison de leur activité (tabac, alcool, armes à feu, OGM…) ou de certaines de leurs pratiques (travail forcé, corruption, tests sur les animaux, interdiction de représentation syndicale…). Cette approche est surtout pratiquée par les fonds anglo-saxons. Les fonds « thématiques » visent, eux, à soutenir des entreprises oeuvrant directement pour le développement durable et le bien-être des salariés. On y trouve beaucoup d’acteurs des énergies renouvelables et de la réduction des gaz à effet de serre.

Enfin, les fonds ISR peuvent passer par un engagement actionnarial. Concrètement, les sociétés de gestion exercent leurs droits de vote en assemblée générale (AG) des actionnaires en vue de mettre la pression sur les dirigeants des entreprises dans le but qu’ils y appliquent les critères ESG. Cette stratégie peut se combiner à une approche « best in class » ou « thématique ».

De bonnes performances

Quelle que soit la nature du fonds ISR, les performances financières ne sont pas oubliées. Plusieurs études montrent d’ailleurs qu’ils offrent peu ou prou les mêmes rendements que les fonds « classiques ». Les investisseurs particuliers peuvent loger des parts de fonds ISR dans un plan d’épargne en actions (PEA) à condition que les entreprises sélectionnées soient françaises ou européennes. Au bout de cinq ans de détention, les plus-values sont exonérées d’impôt sur le revenu (mais pas de prélèvements sociaux à 17,2%).

Les épargnants peuvent également souscrire des parts de fonds ISR au sein d’une unité de compte (UC) intégrée dans contrat d’assurance vie. Les gains peuvent être perçus en franchise d’impôt à hauteur de 4.600 euros par an pour un célibataire ou de 9.200 euros pour un couple marié ou pacsé au bout de huit ans de détention. En outre, il faut savoir que la loi oblige les entreprises à proposer à leurs salariés au moins un fonds ISR dans leur dispositif d’épargne salariale, que ce soit un plan d’épargne entreprise (PEE) ou un plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco).

« Cet article a été rédigé par Infomedia dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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