Obtenir une retraite complète

21 avril 2017

Pour éviter une minoration de sa retraite de base, il faut disposer du nombre de trimestres de cotisation requis ou ne pas quitter la vie active avant un certain âge.

Pour bénéficier d’une retraite de base complète, le salarié, l’agent de la fonction publique ou le travailleur non-salariés (TNS) doit s’assurer de disposer du nombre de trimestres requis. Il évitera ainsi de subir une décote sur sa pension de base, c’est-à-dire un abattement.

La retraite de base à taux plein correspond à 50% de la moyenne des 25 meilleures années de rémunération dans le secteur privé et à 75% de la moyenne des six derniers mois de traitement indiciaire dans le public, hors primes et avantages.

43 ans de cotisation pour les assurés nés à partir de 1973

Pour percevoir une pension de base sans décote, la durée d’assurance vieillesse requise, c’est-à-dire le nombre de trimestres de cotisations demandés, varie selon la date de naissance. Elle va de 166 trimestres (41,5 ans) pour les personnes nées en 1955 à 172 trimestres (43 ans) pour celles nées à compter de 1973. Si l’assuré a été affilié à différents régimes de retraite de base au cours de sa carrière professionnelle, tous les trimestres validés sont additionnés.

Les trimestres « réputés cotisés » ou « assimilés » sont également comptabilisés. Ces derniers sont octroyés au titre du service militaire, du chômage, de la maladie ou encore de la maternité. Pour connaître le montant précis de sa pension de base, il faut prendre le salaire de référence et le multiplier par le taux de pension et le nombre de trimestres cotisés, avant de rapporter le tout à la durée d’assurance exigée pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

Une minoration de 1,25% par trimestre manquant

Si à l’âge légal de départ à la retraite, soit 62 ans pour ceux nés à partir de 1955, l’assuré dispose du nombre de trimestres requis, il bénéficiera d’une pension de base à taux plein. S’il cotise au-delà de la durée d’assurance, il pourra même profiter d’une surcote, c’est-à-dire d’un taux de pension majoré de 1,25% par trimestre supplémentaire.

En revanche, si à l’âge légal, il n’a pas validé suffisamment de trimestres de cotisation, sa retraite de base sera minorée de 1,25% par trimestre manquant. Contrairement à la surcote, la décote est plafonnée et ne peut dépasser 25%, soit 20 trimestres.

A noter que si un salarié ne bénéficie pas du taux plein dans son régime de retraite de base, un coefficient de minoration s’appliquera également sur sa pension complémentaire Arrco et, s’il est cadre, Agirc.

Une retraite à taux plein automatique à 67 ans

Sans disposer du nombre de trimestres requis, il est possible de bénéficier automatiquement d’une pension à taux plein, en partant à la retraite à l’âge d’annulation de la décote. Il s’agit de l’âge de retraite à taux plein, qui est progressivement décalé de deux ans depuis le 1er juillet 2016 pour atteindre 67 ans en 2022.

Certaines situations permettent également de bénéficier automatiquement du taux plein. C’est le cas pour les retraites anticipées pour handicap, pénibilité ou exposition à l’amiante. Les personnes présentant un taux d’invalidité permanente (IP) d’au moins 50% ou un taux d’IP d’au moins 20% suite à un accident du travail ou à une maladie professionnelle peuvent aussi partir avant l’âge légal avec un taux plein, et ce, même si elles ne disposent pas de la durée d’assurance exigée.

Enfin, ceux ayant commencé à travailler jeunes et justifiant de tous leurs trimestres peuvent bénéficier du dispositif de retraite anticipée pour carrière longue (RACL) et, à ce titre, d’une pension de base à taux plein.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinbox. »

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