Optimiser ses retraites d’entreprise

24 avril 2017

Les dispositifs de retraite supplémentaire, mis en place dans certaines entreprises, permettent aux salariés de se constituer un revenu de complément, à moindre frais, après la vie active.

Les salariés, dont l'entreprise a mis en place une retraite supplémentaire pour ses collaborateurs, ont tout intérêt à en tirer au maximum parti. Ces dispositifs présentent plusieurs avantages. Tout d'abord, ils proposent, à compter du départ à la retraite, le versement d'un capital ou de rentes viagères (servies jusqu'au décès) qui viendront s'ajouter aux pensions obligatoires de base et complémentaires. De quoi permettre d'augmenter ses revenus, notamment en cas de rentes, après la vie professionnelle.

En outre, contrairement aux produits d'épargne retraite individuelle, comme le plan d'épargne retraite populaire (Perp) ou le Complément de retraite mutualiste (Corem), les primes ne sont pas supportées seulement par l'épargnant. Dans les retraites supplémentaires à cotisations définies, plus connues sous l'appellation d'« article 83 » (en référence au Code général des impôt qui les réglemente), une partie des cotisations est prise en charge par l'employeur. Dans les plans d'épargne retraite collectifs (Perco), les versements effectués par le salarié sont abondés par l'entreprise. Ce serait donc dommage de ne pas en profiter.

Un avantage fiscal

Mieux : le salarié peut alimenter sa retraite supplémentaire en « monétisant » (c'est-à-dire en transformant en salaire) une partie de ses congés payés (CP) ou de réduction de temps de travail (RTT), puis en les reversant dans son article 83 ou son Perco. Le collaborateur n'a alors même plus besoin de sortir d'argent de sa poche. Auparavant, il était possible de monétiser 5 jours de CP et/ou de RTT par an et jusqu'à 10 jours par an, si le salarié disposait d'un compte épargne temps (CET). Depuis le 1er janvier 2016, la monétisation peut atteindre 10 jours de CP et/ou de RTT par an, même en l'absence de CET. En revanche, il faut toujours un accord d'entreprise signé par les représentants du personnel.

Dernier atout des retraites supplémentaires : les versements volontaires (effectués en plus des cotisations obligatoires) des salariés sur leur article 83 donnent droit à des déductions fiscales. A l'image du Perp et du Corem, les cotisations peuvent être déduites des revenus à déclarer à l'administration fiscale à hauteur de 10% des revenus professionnels de l'an passé dans la limite de huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) de l'année précédente.

Des versements « gratuits »

Attention : cette enveloppe, qui dépasse les 30.000 euros par an, est commune aux autres produits d'épargne retraite individuelle qui donnent également droit à des déductions fiscales. Si le salarié dispose d'un article 83, mais aussi d'un Perp et/ou d'un Corem, il ne pourra pas déduire ses cotisations au-delà du plafond.

Enfin, il faut savoir que si les versements sur le Perco ne sont pas déductibles des revenus à déclarer au fisc, les entreprises ont la possibilité, depuis le 1er janvier 2016, d'effectuer des versements sur les plans en plus de ceux réalisés par les salariés.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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