Le Perp, mode d’emploi

19 janvier 2017

Le plan d’épargne retraite populaire est un placement spécialement conçu pour préparer sa retraite. Il permet de bénéficier de revenus complémentaires grâce au versement d’une rente à compter du départ de la vie active.

Lancé en 2004, le plan d’épargne retraite populaire (Perp) est un placement qui s’envisage à long terme. Il permet à son titulaire de percevoir un revenu en complément de ses pensions obligatoires une fois à la retraite. L’ouverture d’un Perp ne requiert aucun condition d’âge ni de profession. L’épargnant peut en posséder plusieurs, au sein de différents établissements (banque, compagnie d’assurance, organisme de prévoyance, mutuelle).

Les sommes placées sont restituées sous la forme d’une rente viagère, versée jusqu’au décès du souscripteur. Une sortie en capital, à hauteur de 20% maximum de la valeur de rachat du plan, est également possible (dans certains plans) depuis 2011. Le jeune retraité peut retirer l’ensemble de l’épargne accumulée si les sommes sont destinées à l’acquisition de sa résidence principale, à condition de ne pas avoir été propriétaire de son logement au cours des deux ans précédant son départ de la vie professionnelle.

Une épargne bloquée jusqu’à la retraite

A l’inverse de l’assurance vie, le Perp n’est pas un produit « liquide », l’épargne placée étant bloquée sur ce placement jusqu’au départ à la retraite. Des déblocages exceptionnels sont néanmoins prévus lors de « coups durs ». En cas d’invalidité, de décès de l’époux ou du partenaire de pacte civil de solidarité (Pacs), d’expiration des droits aux allocations chômage, de surendettement et de cessation d’activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire, le titulaire d’un Perp peut récupérer son argent de manière anticipée.

Si les sommes placées sont inférieures à 2.000 euros et qu’aucun versement n’a été réalisé sur le Perp depuis quatre ans, l’épargnant peut débloquer son placement sous condition de ressources. En cas de décès du souscripteur, avant ou après la liquidation des droits à la retraite, la rente acquise peut être reversée sous la forme d’une rente viagère au conjoint survivant ou à un autre bénéficiaire expressément désigné dans le plan si une option de réversion a été souscrite.

Une fiscalité avantageuse à l’entrée

La fiscalité du Perp est attrayante, notamment pour les contribuables soumis à une forte imposition. Ce placement permet de déduire chaque année les cotisations versées pour alimenter le plan de ses revenus à déclarer. Cette déduction est toutefois soumise à un plafond global. Pour les versements effectués en 2017, il est égal au plus élevé des deux montants suivants :

- 10% des revenus professionnels dans la limite de huit fois le montant du plafond annuel de la sécurité sociale de 2016 (308.928 euros), soit 30.892 au total.

- 10% du plafond annuel de la sécurité sociale de 2016, soit 3.861 euros.

La rente versée au dénouement du Perp fait l’objet d’une imposition selon les règles applicables aux pensions et retraites. Pour les sorties en capital, il peut opter, sur le modèle de l’assurance vie, pour le système du barème d’imposition ou pour un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5%.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinbox. »

Téléchargez LaFinBox pour Android, disponible sur le Google Play Store.

Téléchargez LaFinBox pour iPhone/iPad, disponible sur l'App Store.

Vous avez aimé cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :