Quel placement choisir entre l’assurance vie et le PEA ?

15 décembre 2016

Ces deux produits financiers possèdent des atouts pour faire fructifier son épargne. Si l’assurance vie est plus sûre, le plan d’épargne en actions propose une fiscalité particulièrement attrayante.

L’un comme l’autre a des arguments à faire valoir. L’assurance vie et le plan d’épargne en actions (PEA) constituent, tous deux, une bonne solution pour ses investissements financiers. Leur fonctionnement est très différent. Ces placements se révèlent plus complémentaires que concurrent, a fortiori l’épargnant dispose d’une importante capacité d’épargne.

Sécurité : avantage pour l’assurance vie

Le PEA permet d’investir dans des actions d’entreprises françaises et européennes, en acquérant des titres « vifs », c’est-à-dire détenus en direct, ou des parts dans des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), comme les fonds communs de placement (FCP) et les sociétés d’investissement à capital variable (Sicav). Les versements alimentent un compte-espèces destiné à acheter des actions et des parts d’OPCVM inscrites sur un compte-titres. Le PEA est conçu pour les épargnants désireux d’investir en Bourse et prêts à prendre des risques.

Le capital du fonds euros de l’assurance vie est, lui, garanti par l’assureur. Il n’y a donc pas de risque de perte. Dans le cadre d’un contrat multisupports, l’assuré peut diversifier son portefeuille d’actifs avec le fonds en euros majoritairement investi dans des obligations et des unités de compte (UC), composées d’actions via des parts d’OPCVM ou de l’immobilier via des parts dans des société civiles de placement immobilier (SCPI) et des organismes de placement collectif en immobilier (OPCI). En revanche, il est rarement possible de détenir des titres « vifs » dans une UC. L’assurance vie multisupports constitue donc un bon moyen pour sécuriser une part de son épargne, tout en augmentant le potentiel de rendement de son placement grâce aux UC.

Liquidité : match nul

L’assurance vie présente l’avantage de ne pas être limité par un plafond, tandis que sur un PEA, les versements ne peuvent pas dépasser 150.000 euros. Il n’est pas possible de cumuler plusieurs PEA, alors que l’on peut souscrire autant de contrats d’assurance vie que l’on souhaite. L’épargnant peut néanmoins posséder à la fois un PEA et un PEA-PME, un plan investi dans des parts ou des fonds de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises à taille intermédiaire (ETI). Le PEA-PME étant plafonné à 75.000 euros, l’enveloppe cumulée des deux plans peut atteindre 225.000 (150.000 + 75.000 euros) euros.

L’assurance vie et le PEA sont, tous deux, des placements « liquides », c’est-à-dire qu’ils ne sont pas bloqués et permettent de récupérer ses fonds à tout moment. Dans le cadre du PEA, tout retrait avant huit ans entraîne la clôture du plan, sauf en cas d’affectation de l’épargne à la création ou à la reprise d’une entreprise dans les trois mois. Passé huit ans, le retrait d’une partie des sommes investies empêche tout nouveau versement pour alimenter son placement.

Fiscalité : avantage pour le PEA

Dun point de vue fiscal, le PEA et l’assurance vie sont très intéressants. Mais passé cinq ans après le premier versement, le PEA apparaît encore plus séduisant. Les plus-values réalisées lors de la revente de ses titres sont alors exonérées d’impôt, tandis qu’elles sont taxées à hauteur de 22,5% quand un retrait est effectué avant deux ans et à 19% pour un retrait entre deux et cinq ans.

De son côté, l’assurance vie offre une fiscalité véritablement attrayante seulement huit ans après la souscription du contrat. Les gains (intérêts annuels du fonds euros et plus-values des UC) issus des rachats sont à ce moment-là exonérés d’impôt, mais seulement dans la limite de 4.600 euros par an pour un célibataire et de 9.200 euros pour un couple déclarant ses revenus en commun.

Succession : avantage pour l’assurance vie

Au décès, le PEA ne présente aucun avantage fiscal, à l’inverse de l’assurance vie. Pour les versements effectués sur un contrat avant les 70 ans de l’assuré, un abattement de 152.500 euros sur les fonds légués s’applique par bénéficiaire désigné du contrat. Pour les primes versées après les 70 ans du souscripteur, il existe un abattement de 30.500 euros, cette fois-ci commun à tous les bénéficiaires du placement.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinbox. »

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