Les points à vérifier pour être sûr que votre assurance emprunteur vous couvre bien

14 mars 2018

Le plus souvent imposée par les banques, l’assurance de prêt prend en charge les mensualités de remboursement du crédit immobilier en cas d’accidents de la vie. Les contrats peuvent comporter de nombreuses chausse-trappes.

 

Comme pour tous contrats, les particuliers ont intérêt de bien lire les conditions générales avant de souscrire à une assurance emprunteur. Exigée par les établissements prêteurs au moment de la signature d’un crédit immobilier, cette couverture prévoit la prise en charge des mensualités de remboursement de l’emprunt en cas de décès, d’invalidité, d’arrêt de travail, voire de perte d’emploi.

Compte tenu de la durée du prêt qui se compte généralement en dizaine d’années et du montant des sommes empruntées, le souscripteur doit être extrêmement vigilant sur les garanties proposées au risque d’avoir une très mauvaise surprise en cas de coup dur alors même qu’il traversera une passe difficile à ce moment-là. Plusieurs points doivent être vérifiés avec soin.

 

  • Le délai de carence

L’assurance de prêt peut prévoir un délai de carence, c’est-à-dire une période suivant la souscription durant laquelle l’emprunteur n’est pas assuré. En d’autres termes, si le sinistre intervient au cours des trois ou six mois de carence (jusqu’à un an pour la perte d’emploi), la garantie ne s’applique pas.

 

  • Le délai de franchise

Contrairement au délai de carence qui concerne les premiers mois de souscription, le délai de franchise démarre au début du sinistre. En matière d’incapacité temporaire, le remboursement des mensualités par l’assureur peut ainsi débuter seulement à compter du 91ème jour d’arrêt de travail.

 

  • La durée de garantie

Des contrats peuvent proposer une durée de garantie inférieure à celle du prêt. L’assuré n’est alors plus couvert durant les dernières années de remboursement du crédit. C’est d’autant plus dommageable que c’est souvent à un âge avancé que surviennent les décès et l’invalidité.

 

  • La durée d’indemnisation

Cette fois-ci, il s’agit de la durée de remboursement des mensualités par l’assureur. Cette limite est assez fréquente en cas de perte d’emploi. Si le souscripteur n’a pas retrouvé de travail au bout de 24 ou même de 12 mois, la prise en charge s’arrête.

 

  • Les exclusions de garantie

Généralement, les assurances emprunteurs comportent des exclusions de garantie, soit des causes de sinistre qui ne sont pas couvertes par le contrat. La garantie peut ne pas jouer si l’arrêt de travail a été provoqué suite à un problème de dos ou à une dépression nerveuse. Le plus souvent, la couverture perte d’emploi ne s’applique pas en cas de démission, de rupture conventionnelle ou de licenciement pour faute lourde. Mais l’exclusion de garantie la plus courante est celle de la pratique des sports extrêmes, comme le parachutisme, l’alpinisme ou la plongée sous-marine.

 

  • Les plafonds de garantie

La prise en charge des mensualités peut être plafonnée. Ce montant maximal d’indemnisation peut être fixé par année ou par sinistre. Il peut porter sur toutes les garanties ou seulement sur certaines d’entre elles.

  « Cet article a été rédigé par Infomedia dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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