Quels placements pour les enfants ?

23 septembre 2016

Il existe des produits financiers que les parents peuvent souscrire au nom de leur descendant mineur. Un bon moyen pour aider son fils ou sa fille à financer ses futures études ou ses dépenses à venir. Les parents ont à cœur de préparer au mieux l’avenir de leurs enfants. Souscrire un produit financier à son nom concourt à cet objectif. Il faut toutefois savoir que très peu de placements sont accessibles aux personnes mineures. Par ailleurs, les géniteurs ne peuvent pas disposer de l’épargne de leur fils ou de leur fille comme bon leur semble.

Le Livret A

Le Livret A peut être souscrit dès la naissance de l’enfant. L’occasion d’y placer très tôt de petites sommes d’argent qui bénéficieront plus tard à sa progéniture. Les « sous » donnés par les grands-parents à Noël ou aux anniversaires peuvent, par exemple, venir alimenter utilement ce placement sûr (le capital est garanti par l’Etat) et totalement exonéré d’impôt et de prélèvements sociaux (CSG, CRDS…). Comme tout produit d’épargne réglementée, l’enfant ne peut détenir qu’un seul Livret A (ou Livret Bleu). En outre, l’encours est plafonné (pas plus de 22.950 euros hors intérêts annuels cumulés). Son taux de rémunération est fixé par l’Etat. Il s’élève à 0,75% depuis le 1er août 2015. A partir de 12 ans, l’enfant a la possibilité d’effectuer des versements. En revanche, il ne pourra pas effectuer de retraits sans l’accord de ses parents. A 16 ans, le mineur peut disposer librement des sommes placées, sauf opposition explicite de la part de ses parents ou de son tuteur. Jusqu’à la majorité de l’enfant, les parents restent responsables des fonds et des mouvements sur le livret. Ils peuvent utiliser les sommes épargnées à une seule condition : qu’elles servent à des dépenses concernant directement le mineur, liées à son éducation, à sa santé ou son bien-être. L’enfant sera sinon en droit de réclamer les montants prélevés.

Le Livret Jeune

Le Livret Jeune est spécialement conçu pour les adolescents et les jeunes adultes. Il présente un fonctionnement similaire au Livret A pour les versements et les retraits. En revanche, il ne peut être souscrit qu’une fois le mineur âgé de 12 ans, à l’initiative des parents ou à la demande de l’enfant. Et il sera automatiquement clôturé au 31 décembre du 25ème anniversaire du jeune adulte. Les sommes placées dessus seront alors transférées vers son compte-courant ou de son Livret A s’il en possède un. L’intérêt de souscrire un Livret Jeune est qu’il présente une rémunération théoriquement supérieure au Livret A. Le taux d’intérêt annuel, fixé librement par la banque, doit être au moins égal à celui du livret réglementé. En revanche, le Livret Jeune est plafonné à seulement 1.600 euros hors intérêts capitalisés. Et, comme pour le Livret A, il n’est pas possible d’en posséder plusieurs. Par contre, ces deux produits d’épargne peuvent se cumuler. Le Livret Jeune est également totalement défiscalisé.

L’assurance vie

Un enfant peut une assurance vie. Si le mineur à moins de 12 ans, la signature de ses deux parents est requise pour l’ouverture d’un contrat. Si l’un des deux est défaillant, comme dans le cas d’un décès, le juge des tutelles devra autoriser l’opération. Au-delà de 12 ans, le consentement de l’enfant sera demandé. Ce placement offre une meilleure rémunération que les livrets d’épargne, les fonds en euros de l’assurance vie ayant rapporté en moyenne 2,30% en 2015, selon la Fédération française de l’assurance (FFA). Un rendement qui peut encore être amélioré au sein d’un contrat multi-supports par la souscription d’unités de compte (UC), réputées plus rémunératrices. Les UC sont néanmoins risquées, le capital n’étant pas garanti par l’assureur comme le fonds euros. C’est pourquoi une ordonnance, publiée le 15 octobre 2015, contraint les parents à obtenir l’approbation du juge des tutelles avant de souscrire des UC pour un mineur. Cette mesure vise à sauvegarder l’épargne de l’enfant jusqu’à sa majorité. Il est conseillé de souscrire une assurance vie au moins huit ans avant les 18 ans du mineur (c’est-à-dire à ses 10 ans au plus tard). Ainsi, il pourra bénéficier de la fiscalité avantageuse de ce placement dès sa majorité. Huit ans après la souscription, les intérêts et plus-values issus des rachats sont en effet exonérés d’impôt à hauteur de 4.600 euros par an pour une personne seule (9.200 euros par an pour un couple). Les gains demeurent, toutefois, soumis aux prélèvements sociaux à 15,5%. « Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinbox. »

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