Renégocier ou racheter son prêt immobilier ?

21 février 2017

En période de baisse des taux d’intérêt, il peut être intéressant de renégocier son crédit avec sa banque. Il est aussi possible de faire racheter son prêt par un autre établissement pour tenter de bénéficier d’une meilleure offre.

Même s’ils commencent à remonter doucement en 2017, la période est encore aux taux bas. Si ce n’est pas déjà fait, il apparaît donc judicieux d’essayer de renégocier son crédit immobilier avec sa banque, pour obtenir au bout du compte un taux d’intérêt plus avantageux.

Il faut avoir à l’esprit que l’opération peut entraîner des frais de dossier, visant à couvrir le coût de l’avenant au contrat de prêt initial. Ces frais sont néanmoins négociables, selon le profil client de l’emprunteur et les relations qu’il entretient avec sa banque. Ils peuvent donc être minorés, voire totalement supprimés.

Un meilleur taux grâce au rachat

Reste que le rachat de son crédit par un autre établissement peut permettre d’obtenir un taux d'intérêt encore meilleur. Une autre structure bancaire aura en effet intérêt à proposer une offre plus avantageuse à l’emprunteur pour parvenir à le faire entrer son portefeuille de clients. Il pourra donc profiter de mensualités de remboursement moins élevées ou négocier une durée de remboursement de son prêt plus courte.

En revanche, le rachat du crédit immobilier réclame des démarches plus lourdes, avec davantage de documents à remplir. Et il implique le plus souvent un changement de domiciliation de ses revenus (salaires, retraites...). Le nouvel établissement prêteur peut également demander le transfert de produits d'épargne comme un PEA ou la souscription d'une nouvelle assurance vie (ce type de contrat n'est pas transférable). La renégociation est plus simple d’un point de vue administratif.

Des frais supplémentaires à prévoir

Surtout, il faut bien prendre en compte l’ensemble des frais que peuvent entraîner un rachat, afin de s’assurer que le jeu en vaut la chandelle. Contrairement à une renégociation de crédit, un rachat conduit l’emprunteur à quitter sa banque d’origine, qui lui demandera des indemnités de remboursement anticipé (IRA), sans possibilité de les négocier. Elles ne peuvent pas excéder six mois d’intérêts ou 3% du capital restant dû. Une partie de ces frais peut être prise en charge par le nouvel établissement.

Aux IRA, s’ajoutent les frais de dossiers demandés par la nouvelle banque, qui peuvent être éventuellement négociés. L’opération peut également entraîner des frais de constitution de garantie, voire de mainlevée d’hypothèque si le remboursement du crédit est garanti par une hypothèque.

Mettre les banques en concurrence

Si l’emprunteur a le temps et le courage, l’idéal est de mettre en concurrence différents établissements et de comparer l’offre de crédit renégocié de sa banque avec des offres de rachat.

Dans tous les cas, renégocier ou racheter son crédit est à envisager au plus tard deux ans avant l’échéance de remboursement du prêt. Au-delà, il devient généralement compliqué de réaliser une économie significative.

« Cet article a été rédigé par ToutSurMesFinances.com dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinbox. »

Téléchargez LaFinBox pour Android, disponible sur le Google Play Store.

Téléchargez LaFinBox pour iPhone/iPad, disponible sur l'App Store.

Vous avez aimé cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :