Retraite : comment éviter la décote ?

7 décembre 2017

Si un actif part à la retraite sans disposer de tous ses trimestres, sa pension sera minorée. Un manque à gagner important qu’il est possible d’éviter.

Ne pas respecter, au moment de son départ à la retraite, sa durée d’assurance fait mal au portefeuille. Si au moment de liquider ses droits, l’assuré n’a pas validé le nombre de trimestres de cotisation vieillesse requis pour percevoir une retraite de base complète, il verra alors sa pension de base minorée.

Cette décote viagère (appliquée à vie, c’est-à-dire jusqu’au décès) fait baisser de 1,25% le montant de la retraite de base par trimestre manquant. Elle est toutefois plafonnée à 25% (l’équivalent de 20 trimestres manquants). Pour rappel, la durée d’assurance dépend de l’année de naissance. Elle varie de 166 trimestres (41,5 ans) pour les assurés nés en 1955 à 172 trimestres (43 ans) pour ceux nés à compter de 1973.

La décote sur la pension de base est d’autant plus pénalisante qu’elle s’accompagne, pour les salariés du secteur privé, d’une minoration de la pension complémentaire Arrco et, s’ils possèdent le statut cadre, de la pension complémentaire Agirc. Heureusement, il existe des solutions pour y échapper.

Reporter son départ à la retraite

S’il n’est pas possible en France de prendre sa retraite avant d’avoir atteint l’âge légal de départ (fixé à 62 ans pour les assurés nés à partir de 1955), rien n’empêche de poursuivre son activité au-delà. Les employeurs ne peuvent mettre d’office un salarié à la retraite avant ses 70 ans. Quant aux travailleurs non-salariés (artisans, commerçants, exploitants agricoles, chefs d’entreprise, professions libérales), étant leur propre patron, ils peuvent quitter la vie professionnelle quand bon leur semble.

En travaillant après l’âge légal, l’assuré continue de cotiser et acquière ainsi des trimestres au régime de retraite de base et des points au(x) régime(s) de retraite complémentaire. Il peut ainsi atteindre sa durée d’assurance. Ce qui aura un double effet positif pour les salariés qui auront non seulement évité la décote sur leur pension de base, mais également amélioré au passage le montant de leur pension Arrco et, éventuellement, Agirc.

De toute façon, qu’ils le veuillent ou non, la plupart des salariés vont être plus ou moins contraints de travailler plus longtemps. A la suite de la fusion de l’Arrco et de l’Agirc au 1er janvier 2019, une décote cette fois-ci temporaire va être instaurée pour les affiliés du régime unifié Agirc-Arrco nés à compter de 1957 et disposant de leur durée d’assurance à 62 ans. Leur future pension unique Agirc-Arrco sera minorée de 10% durant trois ans, sauf s’ils décalent leur départ à 63 ans.

Racheter des trimestres

Les actifs ont la possibilité de racheter des trimestres de cotisation vieillesse s’ils ne respectent pas leur durée d’assurance. Les rachats permettent d’acquérir au maximum 12 trimestres. L’opération est possible au titre des années d’études supérieures et/ou des années incomplètes de cotisation.

Dans le premier cas, seules les années de cursus d’enseignement supérieur validées par un diplôme reconnu par l’Etat sont prises en compte. Dans le second cas, il s’agit des périodes durant lesquelles l’assuré n’a pas pu valider quatre trimestres dans l’année parce qu’il travaillait à temps partiel, en CDD ou en intérim.

A noter : les rachats à l’Arrco et à l’Agirc portent aujourd’hui uniquement sur les années d’études. Dans le futur régime Agirc-Arrco, le rachat de points sera également autorisé pour les années incomplètes. Comme actuellement, l’opération ne sera possible seulement si l’assuré a d’abord racheté des trimestres au régime de base.

« Cet article a été rédigé par Infomedia dans le cadre d’un programme d’information à destination des utilisateurs de LaFinBox. »

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