La voiture autonome : quels progrès pour les usagers de demain ?

15 novembre 2017

Elon Musk, PDG de Tesla, a déclaré dernièrement que « technologiquement, la voiture autonome est un problème résolu ». De nombreux équipementiers ont déjà dévoilé des « concept cars » qui se conduisent seules, à titre expérimental. Elles roulent sur les routes de nombreux pays où on a obtenu l’autorisation de les tester. Elles sont capables désormais de freiner elles-mêmes quand une voiture  ralentit devant elles, ou si elles détectent un piéton ou un obstacle. Elles savent identifier un feu rouge, une piste cyclable. Toutes ces prouesses sont liées à une multitude de capteurs, de caméras, de radars, et l’intelligence artificielle permet de perfectionner le système en continu : plus les voitures roulent, mieux elles conduisent.

Un gain en matière de sécurité

Alors, les voitures du parc automobiles vont-elles demain intégrer toutes ces nouveautés ? Il est prévisible que dans un premier temps des fonctions d’assistance à la conduite (self parking, freinage automatique, caméras de recul) vont être peu à peu intégrées à tous les modèles. En effet, la sécurité est la première attente qu’ont les usagers concernant la voiture de demain. Aux Etats-Unis, sur 10 millions d’accidents par an, 9,5 sont dus à une erreur humaine. Les progrès que la voiture autonome peut apporter sont énormes. A titre d’exemple, Valéo a présenté à Las Vegas sa technologie 360 AEB, qui crée une espèce de « bouclier protecteur » autour de la voiture, très utile pendant les manœuvres de recul : une centaine d’enfants meurent chaque année aux USA, écrasés par leurs proches qui ne les voient pas dans le rétroviseur. La communication de véhicule à véhicule devrait permettre au conducteur d’une voiture qui en double une autre de voir la route du point de vue du premier véhicule pour s’assurer qu’elle est libre. Dans l’immédiat, la technologie, sous l’effet de l’émulation, est allée plus loin que la société n’est prête à l’accepter, et la voiture autonome se heurte dans beaucoup de pays à des régulations qui empêchent à des voitures de rouler sans chauffeur. Mais il est certain que les choses vont évoluer, parce que le confort des passagers pourrait en être amélioré radicalement.

Du temps pour le repos, le travail et le divertissement

Déjà, avec des régulateurs de vitesse, le conducteur peut fixer une vitesse de croisière à son véhicule et retirer les pieds des pédales. Mais dans un véhicule autonome où capteurs, caméras et lasers reconstitueraient en 3D l’environnement, les décisions de navigation pourraient être prises sans intervention humaine. Dès lors, la voiture pourrait être repensée : voiture bureau pour avancer dans son travail, voiture salon.. L ‘économie serait impactée : le temps de transport se répercuterait sur le temps consacré à lire les médias, par exemple, et ceux-ci pourraient faire évoluer leur offre en fonction. On verra sûrement des voitures qu’on pourrait appeler de chez soi pendant son petit-déjeuner, et qui passeraient d’elles-mêmes nous chercher !

Enfin, la notion de propriété d’une voiture pourrait être remise en question. Actuellement, les voitures restent au garage une grosse majorité de la journée, et sont utilisées en moyenne une ou deux heures par jour. Sans le temps nécessaire pour le repos du chauffeur, on pourrait imaginer des voitures qui rouleraient beaucoup plus et seraient en partage.

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